
Un monde souterrain empli de périls.
L'impressionnant occupant des lieux



Peter YATES disparu le 9 janvier 2011 à l'âge de 81 ans était un réalisateur britannique spécialisé dans les films policiers, comme DÉLIT D’INNOCENCE ( AN INNOCENT MAN ) de 1989, dans lequel Tom SELLECK incarne avec justesse un homme qui découvre un monde de violence alors qu'il a été indûment jeté en prison pour couvrir la faute de deux policiers corrompus - dont l'un est interprété par David RASCHE, parfaitement odieux, qui avait déjà livré une forte prestation dans son rôle d'activiste écologique au côté de David CLENNON (THE THING, MATINÉE ) dans BULLETIN SPECIAL (SPECIAL BULLETIN ) d'Edward ZWICK de 1983. On devait aussi à Peter YATES un film d'heroïc-fantasy, KRULL, en 1983, qui narre l'épopée de Colwyn, prince héritier d'un royaume médiéval pour libérer son monde de l'emprise d'un être maléfique désigné sous le nom de "la Bête", au cours de laquelle les forces magiques s'affrontent. L'action était portée par la composition grandiloquente de James HORNER à son apogée. KRULL devait originellement s'ancrer davantage encore dans l'imagerie du Moyen-Age à l'époque à laquelle il devait s'intituler DRAGONS OF KRUL, mais la sortie du DRAGON DU LAC DE FEU décida les producteurs à éviter la redite - ce qui n'empêcha pas le film de connaître une piètre réussite commerciale, tout comme d'ailleurs son illustre devancier qui ne parvint à trouver son public. Le film comporte quelques créatures fantastiques, telles qu'un cyclope mélancolique ayant troqué son deuxième œil contre la possibilité de connaître l'avenir ( réduit en fait à l'heure de sa mort ), dont le maquillage fut créé par Nick MALEY après une première version rejetée conçue par Christopher TUCKER, les guerriers de la Bête qui semblent faits d'une cuirasse osseuse et qui, à leur trépas, libèrent une masse visqueuse et tentaculée disparaissant furtivement dans le sable ( scène ajoutée lors de la post-production ), comme si leur existence ne résultait que d'un sortilège leur ayant donné consistance à partir d'une forme de vie rudimentaire, et la Bête elle-même, enfermée dans sa forteresse volante. Celle-ci, un monstre humanoïde, n'apparaît que pauvrement, étant filmée dans un réservoir et en contre-plongée de manière à la rendre plus mystérieuse, procédé qui finit par paraître un peu artificiel. Les motivations de la créature demeurent également mystérieuses, le personnage, comme le Fantômas de l'adaptation comico-policière interprété par Jean MARAIS ( qui avait précédemment incarné une autre "Bête" célèbre sous la direction de jean COCTEAU ) semblant se complaire dans la destruction mais s'affirmant résolu à cesser de commettre le mal si une jeune fille accepte de l'épouser ( en l'occurrence la princesse destinée au héros ), le spectateur demeurant en vain dans l'attente d'une révélation qui aurait donné davantage de force à l'allégorie, la raison d'être du monstre semblant principalement de fournir au héros le prétexte pour prouver sa bravoure au travers des épreuves tel un nouveau Persée, tâche dévolue à Ken MARSHALL qui avait eu auparavant l'occasion de s'illustrer de manière plus nuancée dans le rôle-titre de la série MARCO POLO, aux côtés notamment de James HONG et David WARNER. L'être fabuleux sans doute le plus notable de KRULL est probablement une araignée géante translucide désignée pour cette raison comme l'Araignée de cristal, animée image par image par Stephen ARCHER, lequel avait précédemment participé aux effets d'animation du CHOC DES TITANS de 1982, Ray HARRYHAUSEN ayant exceptionnellement pour cette superproduction fait officiellement appel à des collaborateurs ( le jeune talent a malheureusement depuis effectué sa conversion dans le virtuel, comme Phil TIPPETT, étant employé jusque sur le contestable remake de ce classique ). La scène, qui bénéficie aussi de la collaboration de Derek MEDINGS, technicien britannique ayant notamment apporté son concours aux trucages de JAMES BOND, survient à l'occasion d'un passage particulièrement marquant voyant Ynir, le mentor du prince Colwyn qu'interprète Freddie JONES ( extraordinaire forain malsain de THE ELEPHANT MAN, entre autres ) retrouver un autre interprète shakespearien, Francesca ANNIS ( Reine-mère de DUNE ) dans le rôle d'une très vieille femme, son ancien amour délaissé conduit à l'infanticide. La résurrection éphémère d'un amour qui paraissait révolu est assez touchante, tout, comme dans une certaine mesure, la mort du cyclope Krell, contribuant à faire de ce film, qui a offert un de ses premiers rôles à Liam NEESON composant un des bandits ralliés au prince, une œuvre qui n'est pas aussi mauvaise qu'on l'écrit souvent.

L'araignée de cristal
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5 commentaires:
Une erreur s'est semble t'il glissée dans la deuxième partie: le prénom de Fincher est David et non Steven.
Tant que j'y suis, je suis ce blog depuis maintenant plusieurs mois et je regrette un peu le fait que les œuvres ne soient en général que survolées. Je cherchais à la base un article sur Rob Bottin plus complet que ceux que l'on trouve généralement sur le web (et celui du blog a su répondre à mes attentes) mais dans l'ensemble je trouve que ce site à plus vocation à donner des pistes de recherches à ses lecteurs qu'à approfondir réellement un sujet.
Je suis en tous les cas ravi que vous mettiez maintenant les titres originaux des œuvres dont vous parlez et je suis toujours surpris des photos dont vous illustrez vos articles qui sont souvent très dures à trouver ailleurs (à moins que je ne sache tout simplement pas où chercher ^^).
Sur ce je vous souhaite une bonne continuation et un nombre de lecteurs toujours plus grand de par le monde. Pour ma part je repasserai de temps en temps me tenir au courant de l'actualité de l'imaginaire.
Les difficultés occasionnées par Google ( fermetures intempestives, blocage de composantes, voire altération de l'initialisation du programme )ont compromis la relecture de la version finale de l'article, ne permettant pas de corriger dans la foulée comme d'ordinaire les quelques
petites erreurs, imprécisions ou ambiguïté de style ), d'où le lapsus sur le prénom du réalisateur. Merci cependant de cette lecture attentive, un défaut de vigilance demeurant toujours possible.
Je lis avec plaisir que l'article sur Rob BOTTIN a répondu à vos attentes - j'aurais même souhaité le développer encore davantage s'il n'avait été intégré dans un cadre plus large, son actualité renvoyant à l'éviction des maquilleurs au nom du virtuel obligé. Je suis par contre surpris que vous trouviez, à ce que j'en comprends, que la plupart des articles tendent à être quelque peu superficiels, car ils sont généralement consacrés à l'approfondissement d'un sujet précis et je suis même toujours un peu embarrassé d'en proposer d'aussi longs, craignant de décourager le lecteur, mais estimant aussi que c'est justement la volonté d'être plus complet que les autres sites qui peut en fonder l'intérêt. Aussi, il m'aurait été utile d'avoir quelques exemples d'articles qui ont pu vous paraître sommaires pour mieux comprendre votre attente. Je pense, par exemple, que l'hommage consacré à l'ensemble de la carrière de Jim HENSON pour le vingtième anniversaire de sa disparition est l'un des plus exhaustifs qui puisse se trouver sur l'internet francophone. Par ailleurs, je pense être le seul francophone à avoir consacré, internet et presse confondus, un hommage assez long à des personnalités comme l'acteur William BOYETT et le maquilleur James CUMMINS, ou encore à l'apport du producteur Dino de LAURENTTIS au fantastique, trouvant là une justification supplémentaire à cette petite entreprise.
En ce qui concerne les photos, il est vrai que je me suis efforcé de constituer - au départ, par intérêt personnel - une base d'images la plus complète possible car je me suis rendu très vite compte que les documents disparaissaient d'internet avec une incroyable fulgurance, beaucoup de liens ne renvoyant plus à leur cible
( il n'y a eu que peu de documents qu'avec patience je ne sois pas parvenu à retrouver, en fait principalement l'ancien site d'un illustrateur appelé Bill BAETZ, et les dessins de production d'un projet de film avorté, la plante géante d'ISOBAR ).
Je vous suis gré de vos voeux pour ce site, dont le succès croissant, à présent international ce qui est un peu inattendu, incite effectivement à poursuivre l'aventure, et c'est toujours avec contentement que je prends connaissance des impressions et commentaires dont les lecteurs veulent bien faire part.
PS: Merci aussi à la première personne qui a fait l'honneur de mettre ce blog en favori.
Après relecture de mon commentaire, je me rends compte que mon propos a pu être mal interprété.
Je ne dénigre en rien l'intérêt de vos articles généralement très documentés et intéressants (ne serais ce que parce qu'il parlent de personnages plus ou moins méconnus du grand public). Comme je vous l'expliquais dans mon commentaire précédent, je suis arrivé sur ce site suite à une recherche sur le travail de Rob Bottin. Mon intérêt premier était alors de trouver des informations sur sa manière de travailler, quelques secrets de trucages, voir même des images inédites ou encore des anecdotes de tournage.
Votre article (très complet au demeurant, surtout en comparaison du reste du web francophone)m'a dont laissé un peu sur ma faim, mais du point de vue technique.
...
En fait, à la réflexion, je m'aperçoit que le seul véritable problème de vos articles vient de moi et de la lecture que j'en fais.
En effet, en éternel insatisfait j'adore approfondir mes sujets en allant faire des recherches complémentaire sur chaque film ou presque, en cherchant des images, des critiques, etc.
Je me rends donc compte que mon besoin d'approfondissement de sujet ne vient en aucun cas de vos articles mais plutôt de ma façon de penser et d'apprendre.
Veuillez donc me pardonner si je vous i un moment fait douter de la qualité de vos articles. Quant à leur longueur, elle me convient parfaitement et (comme je le disais ci dessus ^^) ils pourraient être plus longs de plusieurs pages que je les liraient encore avec plaisir.
Cependant si vous avez peur de lasser votre lecteur trop vite, pourquoi ne pas tout simplement diviser vos textes en plusieurs paragraphes qui en faciliteraient la lecture?
C'est tout pour aujourd'hui. J'espère ne pas avoir été trop long et vous avoir un peu rassuré quant à mes précédentes critiques.
Pour finir, j'aurai aimé savoir si vous connaissiez un (ou des, soyons optimistes) bon site francophone sur les effets spéciaux mécaniques. Ou à la rigueur en anglais, tant qu'il est bien documenté.
Merci d'avance.
PS: Je croyais m'être inscrit à la suite de mon précédent commentaire mais je m'aperçoit maintenant qu'il n'en est rien. Je vais donc m'empresser de réparer cette erreur. ^^
Merci de votre réponse. Dans les articles sur Rob BOTTIN et Carlo RAMBALDI, lesquels n'avaient pas l'ambition d'être exhaustifs comme cela peut être l'objectif d'une nécrologie ( le premier évoquant la fin apparente de sa carrière, le second une activité récente ), je n'ai effectivement pas, non sans quelque regret il est vrai, développé réellement l'aspect technique. Je souhaite cependant que cette dimension ne soit effectivement pas totalement absente. Je n'exclue d'ailleurs pas un ou plusieurs articles sur l'histoire des effets spéciaux donnant vie aux créatures de cinéma, même si je crains de demeurer un peu superficiel pour les spécialistes ou de donner dans le déjà-lu ailleurs. De même pour les anecdotes de tournage ( comme le vol de la "tête aux yeux" de JACK BURTON évoqué ), je souhaite les inclure quand l'occasion le permet, étant toujours à la recherche de la précision un peu singulière, tout en craignant les longueurs excessives - et je vous suis à cet égard gré de savoir que vous êtes assidu jusqu'à la dernière ligne de ceux-ci, à l'époque du zapping perpétuel, il est réjouissant de croiser de vrais passionnés.
Sur internet, on trouve quelques sites évoquant les animatroniques, mais leur approche très technique n'intéressera que ceux qui veulent en réaliser :
http://www.animatronics.org/
http://www.instructables.com/id/How-to-create-simple-animatronics-using-the-MAKE-c/
On reparlera ici très prochainement des trucages traditionnels avec de nouveaux liens ( article prochain à venir sauf imprévu ).
En ce qui concerne la lisibilité du texte, vous avez parfaitement raison, à chaque fois qu'une césure est possible, je m'efforce de fragmenter le texte en différents paragraphes ( comme l'article sur DARWIN et l'évolution, qui, sans un découpage en parties distinctes, aurait été franchement illisible pour le non spécialiste curieux du sujet ).
Merci encore de votre intérêt renouvelé auquel je suis particulièrement sensible. Il y'a parfois beaucoup de visites sur le site( 38 Hollandais enregistrés en un jour, 111 Français un autre )qui me sont fort plaisantes, mais rien ne vaut les impressions directes échangées avec les lecteurs.
Merci pour votre répons: je vais m'empresser d'aller jeter un coup d'œil à ces sites.
En passant, j'ai récemment appris que Christopher Nolan avait fait en sorte que le maximum de es effets spéciaux dans Inception soit mécaniques. Cela a donné lieux à d'impressionnantes machineries et bien qu'aucune scène ne contienne de créature imaginaire je me suis laissé dire que l'information pourrait peut être vous intéresser quand même.
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