-"Dites, si je ne m'abuse, je suis bien dans un des plus grands musées d'histoire naturelle du monde ? C'est curieux, tout de même!... Pardon, m' sieurs' dames, vous n'auriez pas vu quelques millions de bestioles diverses ? Y'avait pas des "invertébrés", des reptiles, des machins comme ça ici avant ? Ils sont tout d' même pas partis tout seuls, vous croyez pas ? Si, si, j' vous assur', ils étaient tout ce qu'il y'a de plus morts, même les plus mous étaient tout raides...
Attendez, vous ne trouvez pas qu'il y'a comme une effluve de cadavre pas frais?... Mais oui, vous n' sentez pas?.. Quelle est cette odeur de moisi qui monte des sous-sols? Vous n'allez quand même pas m' dire, M'sieur, que vous avez mis toutes ces riches collections à pourrir là-dessous, quand même? Non, je ne peux pas le croire!... Vous n'auriez pas osé, tout de même, ce serait un véritable crime... Ah si, quand même, eh ben dites donc!..*
Comment, vous auriez fait cela dans l'intérêt du public?? Ah, la muséologie moderne!.. Et en plus, les visiteurs sont contents?!.. Les cons, comme aurait DALADIER - ou ma femme, je ne sais plus..."PS : bien évidemment, la restriction d'accès aux richesses de ce haut lieu républicain de la culture ne s'applique qu'aux contribuables ordinaires et aux naturalistes, nullement aux célébrités telles que le fils de l'empereur du Japon ou un chanteur connu, par exemple, pour lesquelles les collections dorénavant cachées ( 95% ) demeurent accessibles sur simple demande. Une conception de la démocratisation de la science bien restrictive. Selon que vous serez puissant ou misérable...




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