On avait évoqué en septembre 2009 la préquelle en phase de production de THE THING, le film de John CARPENTER de 1982 mettant en scène une des plus extraordinaires formes de vie extraterrestres du cinéma, en présentant des dessins de production et des modèles des créatures effectuées par le studio d'effets spéciaux de Vincent GUASTINI.

Cette figurine, avec sa tête changée en un orifice béant dardant une langue allongée, n'est pas sans parenté avec la transformation du personnage de Palmer du premier film, plus particulièrement sa version initiale qui développait de fins tentacules.


Il n'aimait sûrement pas beaucoup les créatures...
Les médias français rendent unanimement hommage à "l'humanisme" du physicien Georges CHARPAK qui vient de disparaître, alors qu'il incarnait un scientisme poussé jusqu'à la caricature. Il avait ainsi déclaré qu'il ne fallait pas se désoler de la mort d'enfants asthmatiques causés par la pollution atmosphérique de Paris, car celle-ci n'était qu'un effet collatéral du développement technique, l'évolution devant nécessairement finir par engendrer des enfants plus adaptés à ces nouvelles conditions. Un "humanisme" particulier, qui rappelle la manière dont le Troisième Reich envisageait les handicapés, mépris qui avait d'ailleurs amené l'ancien ministre Brice LALONDE à faire le rapprochement entre les Nazis et ceux qui, au nom de l'économie, ignoraient délibérément la problématique de la protection des personnes les plus faibles et sensibles succombant à la pollution dans la capitale française.
Les commentateurs ont aussi évoqué la légitime indignation qui s'était exprimée suite à l'interruption d'un entretien télévisé avec ce prix Nobel de physique par une grande chaîne de télévision française pour diffuser de la publicité, mais on a omis de rappeler avec quelle virulence l'homme coupait lui-même la parole à tous ceux qui osaient émettre la moindre réserve quant à des risques technologiques, sans parler de ceux qui exprimaient des inquiétudes écologiques, renvoyant systématiquement ses contradicteurs à "la vie dans les cavernes" et à la préhistoire. Son autorité scientifique lui permettait de pratiquer la désinformation, mélangeant allègrement les unités de mesure devant les néophytes pour dénier tout danger à la radioactivité produite artificiellement, avant, il est vrai, d'infléchir quelque peu sa position dans les toutes dernières années.
En matière de prix Nobel de physique, on affichera une préférence plus marquée pour un autre Français disparu en mai 2007, Pierre Gilles de GENNES, qui donnait au contraire l'impression d'une grande modestie, et qui avait même poussé l'anticonformisme à critiquer le dogme intouchable de la sélection par les mathématiques dans le système français, jugée excessive y compris dans sa matière d'élection, position courageuse qui, pour un chercheur œuvrant dans les sciences exactes, est aussi peu fréquente que la compassion exprimée par un toréador pour un taureau... Hélas, l'humanisme véritable du professeur de GENNES fera sûrement moins école chez les technocrates que l'héritage de son confrère.


